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1989 - A quoi je sers ?...

A quoi je sers ?...
Paroles : Mylène Farmer
Musique et mixage : Laurent Boutonnat
Album : extrait du single inédit A quoi je sers ?... (1989)
Orchestration en concert : Bruno Fontaine
Lieu de tournage : Forest national – Bruxelles (Belgique)


Influences : Cette chanson, sobrement interprétée sur scène, n'en est pas moins puissante du fait de sa mise en scène plutôt dépouillée, car elle pose la question métaphysique par excellence (celle du sens de la vie) et s'adresse comme une interrogation éperdue adressée à un public qui s'est déplacé en masse pour aller la voir et dont elle ne comprend pas l'amour qu'il lui porte. Ce texte s'appuie également sur le voyage que la belle a effectué durant l'été 1989 en Inde, pays propre au ressourcement et à la méditation, et sur ses nouvelles lectures qui l'ont bouleversée. L'influence de L'Apprentissage de la ville – chef-d'œuvre d'un génie méconnu, Luc Dietrich (écrivain français – 1913-1944), homme torturé mort hémiplégique et gangréné – est patente dans ce morceau à tel point que la divine rousse en reprend des passages pour les adapter. Mais l'on ne peut évoquer cet auteur sans parler de son ami d'un temps, l'homme de lettres qui le guidera, lui enseignera à perfectionner son art et corrigera ses brouillons, Giuseppe Lanza del Vasto (philosophe, poète, sculpteur, dessinateur et militant de la paix italien – 1901-1981) et qui est cité dans les remerciements présents sur le programme du concert. Une telle relation à la fois professionnelle, artistique et amicale n'est pas sans rappeler celle qui unit de façon indissociable depuis 1984 Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, les deux compères qui illuminent le monde de la chanson et irradient de succès depuis leurs débuts...

Paroles :

Poussière vivante, je cherche en vain ma Voie Lactée...
Dans ma tourmente, je n'ai trouvé qu'un mausolée...
Et je divague, j'ai peur du vide,
Je tourne des pages, mais des pages vides...
Poussière errante, je n'ai pas su me diriger...
Chaque heure demande pour qui, pour quoi se redresser...
Et je divague, j'ai peur du vide...
Pourquoi ces larmes, dis, à quoi bon vivre ?...

Mais, mon Dieu, de quoi j'ai l'air ?...
Je sers à rien du tout...
Et qui peut dire dans cet enfer
Ce qu'on attend de nous... J'avoue
Ne plus savoir à quoi je sers :
Sans doute à rien du tout !...
A présent, je peux me taire
Si tout devient dégoût...

Poussière brûlante, la fièvre a eu raison de moi...
Je ris sans rire, je vis, je fais fait n'importe quoi...
Et je divague, j'ai peur du vide,
Je tourne des pages, mais des pages vides...

Mais, mon Dieu, de quoi j'ai l'air ?...
Je sers à rien du tout...
Et qui peut dire dans cet enfer
Ce qu'on attend de nous... J'avoue
Ne plus savoir à quoi je sers :
Sans doute à rien du tout !...
A présent, je peux me taire
Si tout devient dégoût...
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# Posté le mercredi 26 novembre 2008 09:20

Modifié le mercredi 26 novembre 2008 12:36

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