Musique et mixage : Laurent Boutonnat
Album : extrait du single inédit Sans logique (1989)
Orchestration en concert : Yvan Cassar
Lieu de tournage : Palais Omnisports de Bercy – Paris (Paris)
Influences : Cette chanson poignante qui narre la mort d'un proche (en réalité, Max Gautier, le père de Mylène, décédé au début de l'année 1986, juste avant le début du succès pour sa fille qui l'aimait tant et dont elle se sentait si proche) est à la fois un hommage à ce père disparu et à Bertrand le Page, jeune homme instable qui avait été jusqu'en 1988 l'impresario de la chanteuse, dont elle avait dû se séparer suite à une rixe violente et qui s'est suicidé en 1999, peu de temps après la sortie de l'album Innamoramento. Mais la dimension universelle de ce texte est également flagrante : dans une mise en scène dépouillée, seule face à un public ému, Mylène déclame quelques mots simples sur l'accompagnement de proches gravement malades et qui attendent leur mort à l'hôpital, dans la souffrance et l'angoisse. Ce thème, plus que jamais d'actualité alors que nous ne cessons d'allonger la durée de vie et d'essayer de combattre les maladies même lorsque le patient est en phase terminale, a probablement été inspiré par l'ouvre intitulé La Mort intime et écrit en 1995 par Marie de Hennezel (psychologue et psychothérapeute française – née en 1946), époque à laquelle la rousse iconique trouve de nouvelles réponses à ses questions existentielles. Elle avait d'ailleurs invité le médecin et écrivain à venir sur le plateau de Déjà le retour, présenté par Jean-Luc Delarue, la même année, pour évoquer son livre.
Sentir ton corps,
Tout ton être qui se tord,
Souriant de douleur...
Sentir ton heure
Poindre au c½ur d'une chambre
Qui bannit le mot tendre...
Sentir ta foi qui se dérobe à chaque fois
Que tu sembles comprendre...
Parle-moi encore
Si tu t'endors...
Si c'est ton souhait,
Je peux t'accompagner...
Qui te condamne ?...
Au nom de qui ? Mais qui s'acharne
A souffler tes bougies ?...
Est-ce te mentir, est-ce te trahir
Si je t'invente des lendemains qui chantent ?...
Vois-tu le noir de ce tunnel ?...
Sais-tu l'espoir quand jaillit la lumière ?...
Ton souvenir ne cessera jamais
De remuer le couteau dans ma plaie...