Musique et mixage : Laurent Boutonnat
Album : extrait de l'album Avant que l'ombre... (2005)
Orchestration en concert : Yvan Cassar
Lieu de tournage : Palais Omnisports de Bercy – Paris (Paris)
Influences : Ce texte, dont le titre résonne comme une véritable provocation (il s'agit d'une phrase anglais de registre grossier dont vous connaissez tous très bien la traduction...), exploite à nouveau tout au long de son texte une verve féministe qui se mue cette fois-ci en désir de rébellion face à la domination masculine sur la société. Toutes les allusions contenues dans ses paroles y convergent, notamment le système des favorites, également appelées maîtresses royales (dans un monde où les mariages de convenance étaient de mise, les souverains mâles ont souvent eu recours à ces favorites dont le rôle politique, comme nous le rappelle ici l'ange roux, a pu être déterminant ; ce fut par exemple le cas de Diane de Poitiers pour Henri II de France ou de Madame de Pompadour pour Louis XIV de France). C'est surtout la figure centrale de Marie (femme palestinienne et mère de Jésus de Nazareth), la sainte vierge des chrétiens et plus particulièrement des catholiques, qui vient symboliser la féminité et la maternité martyrisées (le terme chrétien de « martyr » est d'ailleurs employé par l'interprète), bafouées et endeuillées dans ce texte. Ces femmes sujettes à tous les tourments, si elles étaient symbolisées par les fameux épouvantails noirs de Martial Leiter (dessinateur suisse – né en 1952) dans le clip d'Agustín Villaronga, sont ici représentées par les danseuses américaines de Mylène Farmer, elle-même accompagnée d'une troupe de danseurs espagnols, les Vivancos, spécialisés dans le flamenco et qui évoquent l'Espagne à la fois sensuelle et machiste (ce sont les paroles des misogynes qu'il faut d'ailleurs entendre dans le très vulgaire mais délicieux pont musical scandé en anglais), déjà évoquée par les écrans géants qui font défiler des coupures tirées de El País, principal journal hispanophone de la péninsule ibérique....
La nature est changeante :
L'on respire comme ils mentent...
De façon ravageuse,
La nature est tueuse...
Au temps des favorites, autant de réussites
Pour l'homme qui derrière a une belle qui s'affaire...
Faire de leur vie un empire...
Blood and tear...
Faire l'amour à Marie...
Blood and tear...
Et Marie est martyre...
Blood and tear...
Sur le mur, nos soupirs...
Fuck them all !..
Faites l'amour, nous la guerre : nos vies à l'envers...
Fuck them all !...
Faites l'amour, nous la guerre : saigner, notre enfer !...
Fuck them all !...
Faites l'amour, nous la guerre : nos vies à l'envers...
Blood and soul !...
Faites-le nous : dans le texte, le sang, c'est le sexe !...
De nature innocente,
L'on manie élégance,
Et d'une main experte,
D'un glaive l'on transperce
Les discours trop prolixes (que de la rhétorique !),
Lâchetés familières qui nous rendent guerrières !...
Faire de leur vie un empire...
Blood and tear...
Faire l'amour à Marie...
Blood and tear...
Et Marie est martyre...
Blood and tear...
Sur le mur, nos soupirs...
Fuck them all !..
Faites l'amour, nous la guerre : nos vies à l'envers...
Fuck them all !...
Faites l'amour, nous la guerre : saigner, notre enfer !...
Fuck them all !...
Faites l'amour, nous la guerre : nos vies à l'envers...
Blood and soul !...
Faites-le nous : dans le texte, le sang, c'est le sexe !...
Hey bitch ! You're not on the list !
You witch, you suck , you bitch...
(They said...)
Hey bitch ! You're not on the list !
You witch, you suck, you bitch...
(They said...)
Hey bitch ! You're not on the list !
Hey bitch ! You're not on the list !
You witch, you suck, you bitch...
What's your name again ?
Hey bitch ! You're not on the list !
Hey bitch ! You're not on the list !
You bitch, you're not on the list !
You witch, you suck, you bitch...
Fuck them all !..
Faites l'amour, nous la guerre : nos vies à l'envers...
Fuck them all !...
Faites l'amour, nous la guerre : saigner, notre enfer !...
Fuck them all !...
Faites l'amour, nous la guerre : nos vies à l'envers...
Blood and soul !...
Faites-le nous : dans le texte, le sang, c'est le sexe !...